Histoire de la maison

Vers l’an mil, Aas comptait 15 foyers. Petit village de montagne ! 🏘

En 1385, 13 familles sont toujours répertoriées. Il faudra attendre l’essor des Eaux Bonnes à la fin du 19e siècle pour que le village atteigne une quarantaine de maisons et une dizaine de granges ! 🐷🐮🐴
Ses habitants étaient autrefois réputés pour leur rudesse; on les surnommait en patois les « queyos », car on disait d’eux qu’ils avaient l’habitude d’accueillir les étrangers à coup de cailloux 😵

On notera avec plaisir que l’accueil s’est bien amélioré depuis ce temps… Ouf 😜

A l’origine nommée maison « SOULE » du nom de ses occupants, on désigne en Béarn une maison par le nom des personnes qui l’habitent.

A noter que le patronyme LAMAZOU et ses variantes, très usité dans le sud-ouest, signifie «  la maison ».

Le village d’Aas est un des mieux exposés de la vallée et bénéficie des bienfaits du soleil toute la journée. 😎☀

A retrouver sur notre terrasse pour votre plaisir.👼

Construite en pierre locale le long d’un chemin communal, on estime la date de la construction vers la fin du 18e  siècle. ⌛

A noter que la position en contre bas de la route sur un terrain assez pentu permet de penser à une construction difficile avec peu de moyens.

Petite histoire d’une habitante … La dernière occupante, Marie SOULE, avait une activité de couturière pour compléter des revenus certainement modestes. Elle était très conviviale et partageait volontiers son coin du feu en bonne compagnie autour des chansons du répertoire local ! 🔥👵

La maison est dans la famille depuis février 1972. Elle était inoccupée depuis 15 années et en mauvais état avec un toit plein de gouttières.

Dans son jus d’origine, le seul équipement de confort  moderne était l’électricité avec une seule et unique ampoule de 25 W au bout de 10 mètres de fil. Autant dire que ça ne faisait pas mal aux yeux !

Pas de WC, une guérite extérieure dont le toit est toujours visible en saillie sur le flanc ouest avec une planche trouée en faisait office et assurait en même temps la fourniture d’engrais pour le potager situé juste en dessous.

Les beaux légumes que cela produisait… !! On vous laisse imaginer 😏

Pas d’eau courante, il fallait aller à l’abreuvoir, situé dans le village. 👫

Les sanitaires et la douche étaient une vue de l’esprit à l’époque…

Les fenêtres étaient dépourvues de carreaux sur la partie basse des ouvrants, autant par économie que pour mieux espionner discrètement ce qui se passait dehors !

Pas de chauffage bien sûr, la cheminée sise dans un angle assurait seule le minimum vital pour toute la maisonnée. ❄

L’isolation thermique était assurée par des couches superposées de journaux collés sur les cloisons après usage, les motards savent qu’ un journal dans le blouson améliore le confort par temps froid !

Il faut noter que nos anciens qui avaient peu de moyens avaient un très bon sens pratique. La maison organisée sur trois niveaux était agencée sur le principe suivant ;  les vaches au rez de chaussée ( sans oublier l’indispensable cochon dont le sacrifice au temps de la « pélère »  assurait les besoins en viande pour l’année), les habitants au 1er niveau et le fourrage au grenier.

La chaleur du bétail monte et le fourrage est un bon isolant, les habitants entre les deux niveaux jouissaient alors d’un confort très relatif. Astucieux ? 😂

Lors des 1ers  travaux de rénovation, un atelier de tourneur sur bois a été créé au rez de chaussée en  lieu et place de l’étable. Cette activité professionnelle a donné son nom au GITE LA TOURNERIE.

De nombreux témoignages du passé, parfois émouvants, ont été retrouvés comme une lettre écrite du front par un poilu de 14-18 à sa belle restée dans la vallée. 😍

Des papiers journaux collés sur les cloisons relataient la bataille de la Somme ( 1916 ), l’invention du «  lait sans vache » le 1er lait en poudre, la mode vestimentaire des petites filles de l’époque tout droit sorties des illustrations de la comtesse de Ségur, comment conduire une automobile, et bien d’autres encore !

Tous ces articles étaient imprimés par le journal La Petite Gironde, ancêtre de notre Sud-Ouest d’aujourd’hui. 🗞

Des éléments de confort sont rajoutés à cette époque et le toit est refait par un artisan compagnon du devoir et du tour de France originaire de Laruns. 🚵

Cette maison devient résidence principale et l’atelier de tourneur sur bois fonctionne à plein régime jusqu’en 1990, heure de la retraite bien méritée pour l’artisan qui a su valoriser l’inépuisable stock de bois de la vallée d’Ossau et a fait sortir de l’oubli  la montre solaire de berger et sonner les flutes ossaloises à trois trous, compagnons indispensables des fêtes et danses locales !

La maison est utilisée quelques années comme résidence secondaire pour des vacances à la montagne et au ski en famille 👪

Une 2° série de travaux importants est entreprise entre 2012 et 2013 avec la réfection complète des trois niveaux et la création du Gîte LA TOURNERIE.

Cette réalisation a demandé une longue réflexion pour résoudre avec l’aide des artisans de la vallée les nombreuses contraintes techniques inhérentes à un tel projet. La conduite des travaux est l’œuvre de mon épouse Isabelle.

Deux terrasses sont bâties pour profiter au mieux de l’extérieur avec la vue splendide sur les montagnes et la vallée. Le bonheur d’un ensoleillement permanent ! 😎

Aux heures chaudes de la journée en été vous profitez de l’épaisseur des murs et de l’isolation pour vous reposer dans une agréable fraicheur.

Idéalement placée au cœur de la vallée et toujours accessible hiver comme été, le Gîte la Tournerie saura vous charmer et devenir votre base de départ de toutes les activités de montagne des environs !